[J-Drama] Andô Lloyd : Les robots peuvent-ils être amoureux ?

Andô Lloyd est un drama japonais diffusé sur TBS entre octobre et décembre 2013. La science-fiction étant un sujet rarement abordé sur le petit écran nippon c’était remplie d’espoir et d’optimisme que j’attaquais son visionnage à la fin de l’année dernière.

Matsushima Reiji (Kimura Takuya, convaincant) est un brillant physicien, professeur dans une université et promis à un bel avenir avec sa fiancé Asahi (Shibasaki Kou, rafraîchissante).
Alors qu’une mystérieuse liste semble prédire la mort de scientifiques de renom, Reiji est tué dans d’étranges conditions par un androïde venu du futur. Asahi elle-même devient la cible de ces tueurs à gage sans pitié. Elle ne doit son salut qu’à Lloyd, un robot de l’année 2113 qui est une copie conforme de Reiji et qui a pour mission de protéger à tout prix la vie de la jeune femme.andolloyd_ban

D’emblée le drama sort le grand jeu pour dérouler cette histoire pleine de mystères et de complots futuristes mais aussi, et surtout, d’action. On met les petits plats dans les grands pour nous concocter des effets spéciaux qui n’ont pas à pâlir et on peut dire que le résultat est plutôt jouissif. Le premier épisode avec l’affrontement entre Lloyd et l’androïde Laplace est diablement efficace malgré quelques effets un peu cartoonesques par-ci par-là.
Très vite et malgré ses réticences, Asahi se voit contrainte de cohabiter avec Lloyd et de le faire passer pour Reiji tandis que la police enquête sur les meurtres des scientifiques et que même les collègues et l’entourage de la jeune femme émettent des soupçons sur l’identité de Lloyd (au péril de leur vie car il doit à tout prix conserver sa couverture). Le cocktail action-suspense-romance est donc bien exploité mais malheureusement la suite de l’aventure fait quelque peu déchanter.

En effet, passé les premiers épisodes d’expositions qui donnent l’eau à la bouche on se retrouve à suivre un procedural qui tombe dans les travers un peu trop éculés de la plupart des dramas nippons, à savoir un schéma qui se répète d’épisodes en épisodes et toujours une morale assez lourde et larmoyante en guise de conclusion. La trame tourne alors principalement autour de l’émancipation de Lloyd et de son éveil à l’humanité qui sommeille en lui (comme c’est beauuu) et on se retrouve avec une succession de vilains à abattre et de damoiselle en détresse à sauver qui finit par être redondant et nous fait sombrer dans l’ennui. Car oui, malgré la technologie venue du futur, le mystère du pourquoi du comment et toute l’intrigue politico-scifi, le tout est beaucoup trop brouillon et sous-exploité. Clairement, la romance est le point ayant bénéficié le plus d’attention, mais avec un tel emballage on était en droit de s’attendre à mieux.

Malgré une réalisation soignée dans un premier temps, un scénario intriguant et de bons acteurs, Andô Lloyd dérape rapidement vers une routine confortable, oubliant par là-même qu’il avait avant tout une histoire à nous raconter – histoire qui pourtant s’annonçait alléchante sur le papier. Au contraire, le scénario se fait de plus en plus abscons à mesure que le visionnage avance, les effets apparaissent plus cheap et le dénouement est loin d’être à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer après le premier épisode.
Reste Kimura Takuya en costume et si c’est un argument valable pour moi, je ne suis pas sûre que ça le soit pour tout le monde !

Andô Lloyd: A.I. knows love?, Japon, 2013. 10 épisodes, 55 minutes.
Avec Kimura Takuya, Shibasaki Kou, Kiritani Kenta, Honda Tsubasa, Endô Kenichi

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