De la badasserie, part. I : Ces héroïnes du petit écran qui ne se laissent pas compter fleurette

En ce moment est diffusé sur ABC la seconde saison de Marvel’s Agent Carter. Si vous n’êtes pas tous les mercredi soir rivés devant les aventures post-Seconde Guerre Mondiale des agents de la SSR je ne peux que vous inviter à le faire, et fissa. Quant à moi, le fait de voir chaque semaine cette chère Peggy Carter tatanner du vilain m’a donné une furieuse envie de compiler quelques unes des héroïnes les plus badass que l’on peut voir dans nos lucarnes. Par ici les German suplex !

1. Peggy Carter (Hayley Atwell) – Marvel’s Agent Carter

agent-carter Évidemment, honneur à celle qui m’a inspiré ce top. Peggy Carter est une espionne au pedigree plus que prestigieux. Pensez-donc elle a été la petite amie de Captain America ! Mais parce qu’elle est loin de n’être que la « copine de » il lui fallait sa série à elle pour nous démontrer qu’elle n’a rien à envier à son musculeux glaçon de boyfriend (la vie amoureuse de Peggy Carter est compliquée qu’on se le dise). La tâche n’est pas aisée : nous sommes dans les années 40, et tout le monde semble avoir oublié le rôle que Peggy a joué durant la guerre. Ses collègues se souviennent plutôt d’elle lorsqu’il s’agit d’aller faire le café ou commander des sandwichs. Et pourtant, elle est de très loin l’agent de terrain la plus compétente et efficace ! Intelligente et pleine de ressources, elle n’oublie jamais sa répartie cinglante entre deux crochets bien senti. En plus de ça, elle est merveilleusement interprétée par la non moins merveilleuse Hayley Atwell qui lui insuffle autant de vulnérabilité que de charisme. Peggy est aussi une sacrée tête de mule ! Et elle porte le chapeau comme personne. Bref, je l’a-dore.

Yep, that's my girl.

Yep, that’s my girl.

2. Claire Fraser (Caitriona Balfe) – Outlander

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Encore une femme de poigne des années 40 ! Si Claire Fraser n’est pas experte en clés de bras, son caractère bien trempée compense largement ses lacunes en art martiaux. Propulsée par accident dans les Highlands au XVIIIème siècle, Claire peut compter sur ses connaissances en médecine et son courage pour frayer au milieu de tous ces écossais bourrés patibulaires, sans compter ces psychopathes d’anglais (Oui Black Randall, c’est toi que je regarde !).
Claire semble être l’héroïne parfaite : infirmière de guerre, elle a beaucoup voyagé dans son enfance avec son oncle archéologue. Elle s’y connaît donc en médecine, en histoire, en art, elle parle couramment français… Bon elle ne serait pas un peu énervante à la fin ?! Que nenni. Car à l’image de ma chouchoute Peggy, Claire n’en fait qu’à sa tête et se fourre souvent dans de sales draps ; elle fait des erreurs et elle n’apparaît pas constamment comme un personnage sympathique. Elle est sacrément humaine quoi ! Caitriona Balfe est une véritable révélation dans ce rôle de femme qui sait mener sa barque malgré toutes les galères qu’elle se prend sur la tête (et le voyage temporel c’est pas une promenade de santé !).

La saison 2 débarque le 9 avril ! Et ça se passe à Paris s'il-vous-plaît !

La saison 2 débarque le 9 avril ! Et ça se passe à Paris s’il-vous-plaît !

3. Elizabeth Jennings (Keri Russell) – The Americans

THE AMERICANS – Season 2 – Pictured (L-R): Keri Russell as Elizabeth Jennings – Photo Credit: © 2013 Frank Ockenfels/FX.

Elizabeth Jennings est un personnage ô combien complexe et intéressant. Espionne russe infiltrée depuis 20 ans sur le territoire américain en pleine Guerre Froide, elle mène une existence de façade tout ce qu’il y a de plus banale : mère de deux enfants, elle gère son agence de voyages avec son mari et offre des cookies de bienvenue à ses nouveaux voisins. Le reste du temps elle tue des gens pour sa Patrie, entre autres activités pas très morales. De quoi devenir légèrement schizophrène mais non, pas Madame Jennings. Droite dans ses bottes, Elizabeth n’a jamais perdu de vue ses idéaux, ses valeurs communistes et son sens du devoir. Contrairement à Phillip qui se sent plutôt attiré par le mode de vie américain, elle est farouchement attachée à la Russie. Plus froide et méthodique que son compagnon, on découvre petit à petit une personnalité plus humaine, plus douce, capable de beaucoup de compassion… mais terriblement létale quand même.

The Americans c'est aussi le Festival de la Perruque.

The Americans c’est aussi le Festival de la Perruque.

4. Sarah Manning (Tatiana Maslany) – Orphan Black

Programme Name: Orphan Black -- Picture Shows: Tatiana Maslany as Sarah Manning -- Photo Credit: © Christos Kalohoridis/Orphan Black Productions Limited.

Tatiana Maslany est l’incarnation de la badassitude. Ce fait étant établi, j’aurais pu choisir n’importe lequel des nombreux personnages qu’elle incarne pour illustrer cet article (sauf Cosima… Je l’aime d’amour Cosima mais dans la loterie de la storyline la plus chiante c’est elle qui a tiré le gros lot). Mais parlons donc un peu de Sarah Manning : orpheline, elle grandit en faisant les quatre cents coups ce qui ne manque pas de rendre sa mère adoptive passablement chèvre. C’est donc tout naturellement qu’elle se dirige vers une carrière de délinquante de petite envergure, allant de l’escroquerie au trafic en tout genre et grands dieux que sais-je encore !? Et puis un jour, sur le quai d’une gare sa vie bascule… Poursuivie, kidnappée, séquestrée et j’en passe, Sarah affronte toutes les situations avec son superbe accent cockney et un aplomb hors du commun. As de la débrouillardise, elle ne baisse jamais les bras et possède un instinct de survie incroyable. Quelque soit le danger lancé aux trousses de Sarah, on peut être sûr qu’elle y fera face avec autant de hargne que de courage. Une vraie badass quoi !


5. Vanessa Ives (Eva Green) – Penny Dreadful

PENNY DREADFUL

Vanessa Ives est aussi charismatique qu’elle n’est inquiétante. Une aura de mystère plane sur cette femme qui ne se dévoile qu’avec parcimonie et pour cause : Miss Ives est maudite. Du moins c’est ce qu’elle pense et on serait tenté de lui donner raison à mesure que l’on découvre son parcours. Derrière cet esprit torturé se cache un pouvoir immense, une force qui effraie ses ennemies au point qu’ils s’arracheraient ses faveurs. Mais Vanessa n’a de cesse de repousser la noirceur qui sommeille en elle, même si cela veut dire renoncer à une vie normale aux côtés de ceux qu’elle aime. Vanessa Ives est un personnage sombre qui aspire au bien et c’est cette dualité contre laquelle elle se bat constamment qui la rend passionnante à suivre.
Je ne fais que de louer ces actrices mais il faut bien le dire, Eva Green est juste phénoménale dans ce rôle. À la fois gracieuse et effrayante, elle incarne l’âme de la série avec une classe affolante. C’est bien simple, lorsque la série s’éloigne de tout ce qui touche de près ou de loin à Vanessa pour s’intéresser à d’autres personnages (disons au hasard, la famille Frankenstein…) elle devient bien moins captivante. Si vous n’avez pas encore succombé à son charme vénéneux je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans l’univers gothique à souhait de Penny Dreadful !

Eva Green as Vanessa Ives in Penny Dreadful (season 1, episode 5). - Photo: Jonathan Hession/SHOWTIME - Photo ID: PennyDreadful_105_2054

Vanessa sourit… et il faut en profiter car ça n’arrive pas tous les jours !


Bonus :
Parce qu’il n’y a pas que les séries occidentales, un petit hommage à Jo Kang-Ja de Angry Mom s’impose. La mère la plus badass du petit écran coréen c’est elle !

« How to handle bullies » by Jo Kang-Ja

Et vous, quelle est votre héroïne badass préférée ?

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