[Lecture] Le Protectorat de l’ombrelle, tome 1 : Sans Âme

Difficile de faire la critique d’un livre qu’on n’a pas aimé. Je préférerais tout autant l’enterrer au fond de mon jardin et ne plus jamais en parler, mais ça serait trop facile si on ne faisait que des critiques de choses qu’on adore. Non, il faut que vous sachiez. Que le monde sache !

Et puis entre nous, ce livre n’a tout de même pas dépassé le statut de Thérèse Raquin de Zola. Ma némésis littéraire, insurpassable et inqualifiable. Celui-là je n’en parlerai jamais. Jamais !

Revenons à nos moutons. Après avoir passé des semaines, que dis-je, des mois à m’enquiller du Anna Karénine, j’avais envie de me détendre avec une lecture légère et amusante. À l’époque je commençais à m’intéresser à l’univers du steampunk et ce fut donc mon second critère pour choisir ma lecture. Avec sa couverture plutôt avenante, Sans Âme de Gail Carriger semblait avoir tous les ingrédients de la parfaite lecture récréative.
Le résumé lui-même est léger avec une pointe d’humour sympathique, jugez plutôt :

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui ne lui avait même pas été présenté ! Que faire ? Rien de bien apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour démêler l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ? Lire la suite

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[Série US] Banshee : approuvée par Jason Statham et Chuck Norris

Quand vous dites, en société, que vous êtes un dévoreur de séries télés on vous demande souvent conseil. Lorsque l’on regarde plus d’une centaine de séries c’est très difficile de conseiller finalement : on n’a pas les mêmes critères que les autres niveau qualité par exemple…  Mais je crois que j’ai enfin trouvé la série jouissive qui peut contenter tout le monde.

Banshee c’est du grand n’importe quoi. Vous connaissez The Expendables ? Ou vous avez déjà vu un film de Jean-Claude Van Damme ? Vous avez une petite idée de ce que peut donner Banshee alors… Lire la suite

[Série US] Selfie : « while I’m looking at me, I’m hoping to find you »

La grande mode de la rentrée 2014 chez les sitcoms était à la comédie romantique. A to Z, Marry Me, Manhattan Love Story, elles s’y sont toutes mises avec plus ou moins de bonheur (quand on voit que plus de la moitié de ces programmes ont été annulé ça laisse songeur).
Selfie ne déroge pas à la règle mais en plus de cela elle se targue d’adapter à sa sauce la comédie musicale My Fair Lady avec Audrey Hepburn. Que ce soit un coup marketing pour se démarquer de sa concurrence ou une véritable envie de relecture d’une oeuvre culte, on oublie assez vite ce détail car à part quelques similitudes la série se détache assez rapidement de son modèle.

Diffusée entre octobre et décembre 2014 sur ABC, Selfie narre les déboires d’Eliza Dooley (Karen Gillian) une jeune femme accro aux réseaux sociaux. Twitter, Instagram, Facebook n’ont aucun secret pour elle. Eliza est la reine du hashtag. Cela se retourne malheureusement contre elle après une rupture humiliante qui fera le tour de la toile en plus d’être vécue en direct par ses collègues. L’un deux, Henry Higgs (John Cho), décide d’aider la jeune femme à se sortir de ce mauvais pas et à retrouver le respect de ses pairs. Lire la suite

[K-Drama] Joseon Gunman : une vengeance qui fait parler la poudre

Il y a de ces séries qui, dès leur annonce, provoquent une anticipation fébrile. On guette les annonces de casting, les premières images et trailers et on trépigne en se disant que c’est peut-être le divertissement épique qu’on attend depuis longtemps. C’est ce qui s’est un peu passé avec Joseon Gunman. Doté d’un casting en béton, d’une identité visuelle qui s’annonçait de toute beauté et d’un pitch alléchant, le drama avait tout pour réussir et j’étais prête à l’accueillir comme il se devait.

Joseon Gunman est un drama sud-coréen diffusé sur KBS2 entre juin et septembre 2014.
Appartenant au genre du sageuk (drama historique, à l’instar du jidai-geki japonais), le drama nous entraîne vers la fin de la période de Joseon, précisemment en 1876. Le roi Gojong règne sur un pays en plein tumulte, s’ouvrant peu à peu au modernisme apporté par les occidentaux et le Japon et tiraillé par les deux factions qui se disputent le pouvoir : les Sugu (parti conservateur) et les Kaehwa (parti progressiste). Lire la suite

[Lecture] Il pleuvait des oiseaux

Trois octogénaires épris de liberté vivent selon leur propre loi en forêt profonde dans le nord de l’Ontario. Non loin de là, deux hommes, l’un gardien d’un hôtel fantôme et l’autre planteur de marijuana, veillent sur l’ermitage des vieillards. Leur vie d’hommes libres et solitaires sera perturbée par l’arrivée de deux femmes. D’abord une photographe en quête du dernier survivant des grands feux qui ont ravagé la région au début du XXe siècle. Puis une deuxième visiteuse, très vieille celle-là, Marie-Desneige, un être aérien et lumineux qui détient le secret des amours impossibles. La vie ne sera plus la même à l’ermitage.

J’ai ouvert ce livre et je ne l’ai pas refermé. Je l’ai lu d’une traite lors d’un voyage en train et c’était parfait niveau contexte je trouve. Parfait parce que ce livre va vous donner des envies d’escapades, des envies de grands espaces, des envies de liberté. Vous allez avoir envie de réfléchir à votre vie et de tout plaquer si vous le pouvez, d’être égoïste, d’être libre. Mais vous allez aussi avoir envie de passer du temps avec les gens que vous aimez et de revenir à vos racines, de goûter aux plaisirs simples de la vie.

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[Lecture VO] The Farseer Trilogy : L’Assassin Royal, premier cycle

Depuis bien longtemps la série de l’Assassin Royal me faisait de l’œil sans que je n’ose vraiment sauter le pas. Trop de choses à lire, beaucoup de tomes à rattraper, sans compter que ma première tentative avec Robin Hobb (Les Aventuriers de la Mer) s’était soldée par un échec. Avec les diverses rééditions qui ont débarqués en 2014 j’ai fini par me lancer. Enfin !
J’ai donc jeté mon dévolu sur la sublime édition anglaise de HarperVoyager.

Note sur l’édition : Ici je parlerai donc de l’Assassin Royal dans son découpage original, composé de trois tomes. Pour ceux qui veulent s’y retrouver par rapport à l’édition française, cela correspond aux deux premiers tomes des intégrales sorties chez Pygmalion (ou au six premiers tomes en poche – quel bazar quand même !)

Par souci de clarté je reprends les noms propres de la traduction française.

Au royaume des Six-Duchés, le prince Chevalerie apprend l’existence de son fils illégitime Fitz. Abandonné à la cour de Castelcerf, le jeune garçon attire un jour l’attention du Roi Subtil qui décide d’en faire son assassin personnel. Commence alors une initiation dangereuse pour Fitz qui doit préserver ses secrets tout en naviguant dans les eaux troubles des intrigues de cour. Lire la suite

[J-Drama] Andô Lloyd : Les robots peuvent-ils être amoureux ?

Andô Lloyd est un drama japonais diffusé sur TBS entre octobre et décembre 2013. La science-fiction étant un sujet rarement abordé sur le petit écran nippon c’était remplie d’espoir et d’optimisme que j’attaquais son visionnage à la fin de l’année dernière.

Matsushima Reiji (Kimura Takuya, convaincant) est un brillant physicien, professeur dans une université et promis à un bel avenir avec sa fiancé Asahi (Shibasaki Kou, rafraîchissante).
Alors qu’une mystérieuse liste semble prédire la mort de scientifiques de renom, Reiji est tué dans d’étranges conditions par un androïde venu du futur. Asahi elle-même devient la cible de ces tueurs à gage sans pitié. Elle ne doit son salut qu’à Lloyd, un robot de l’année 2113 qui est une copie conforme de Reiji et qui a pour mission de protéger à tout prix la vie de la jeune femme. Lire la suite

[Lecture] Epouses et concubines

Puits sans fond. Songlian a tout pour elle : jeune, belle, intelligente. Pourtant, la ruine de sa famille la contraint à épouser un homme plus âgé qu’elle. Elle devient ainsi la Quatrième Épouse ; une « petite » comme on les appelle. Dans le huis-clos de la demeure Chen elle découvre peu à peu les personnalités qui l’entourent. Trahison, mensonge, secret ; tout est bon pour obtenir les faveurs du maître de la maison.

De la sensualité à la mort, il n’y a qu’un pas. Assise sous la tonnelle de glycine, Songlian observe son petit monde avec dans son regard, autrefois l’éclat de la jeunesse, aujourd’hui le tintement de la désillusion. Plongée dans un univers sclérosé qui l’empoisonne à petit feu, un désespoir muet s’insinue en nous à mesure qu’il l’accapare, elle. Il est loin le temps où la jeune femme apportait des bougies à un rendez-vous pour fêter son anniversaire, le regard pétillant de vie. La mort semble l’envelopper, chaque souffle fantomatique dans son dos nourri son obsession. Lire la suite